Au Maroc, la question de l’heure légale — GMT ou GMT+1 — fait débat

Au Maroc, la question de l’heure légale — GMT ou GMT+1 — fait débat depuis plusieurs années. Beaucoup de citoyens estiment que l’heure GMT (heure solaire) correspond davantage au rythme naturel du pays. Selon un recensement réalisé par Diafpresse, une majorité de personnes interrogées souhaiterait que l’horaire appliqué pendant le mois de Ramadan (retour à GMT) soit maintenu toute l’année, sans ajouter une heure après cette période.
Les opposants au GMT+1 mettent en avant plusieurs difficultés concrètes, notamment pour les élèves et les travailleurs qui doivent sortir tôt le matin alors qu’il fait encore nuit, surtout en hiver. Cela peut impacter la sécurité, la santé, le sommeil et la concentration scolaire. Beaucoup de familles constatent aussi que ce décalage perturbe le rythme biologique des enfants.
De son côté, l’État justifie le maintien du GMT+1 par des raisons économiques et administratives. L’argument principal est l’alignement avec les partenaires européens, ce qui faciliterait les échanges commerciaux, les horaires de travail, les communications et certaines économies d’énergie en fin de journée. Le changement d’heure pendant Ramadan serait, selon les autorités, une mesure d’adaptation sociale afin de faciliter le jeûne, les prières nocturnes et l’organisation familiale.
Cependant, certains citoyens s’interrogent : pourquoi revenir à l’heure solaire uniquement durant Ramadan, alors que la dimension spirituelle et la pratique religieuse existent tout au long de l’année ? Pour eux, cette décision donne l’impression que les considérations religieuses ne sont prises en compte que pendant ce mois, alors que l’identité culturelle et spirituelle du pays dépasse largement cette période.
Ainsi, la question de l’heure légale au Maroc reste un sujet sensible, mêlant enjeux économiques, sociaux, éducatifs et culturels, et continue de susciter un débat public important
karim Fezzazi



